Top 5 des faux pas en relations médias en ce temps de pandémie - BICOM Communications

Top 5 des faux pas en relations médias en ce temps de pandémie

Avec la « pause » instaurée par les autorités qui se poursuit, les professionnels des relations publiques cherchent à maintenir le cap avec les nouveaux impératifs reliés à la crise tels que le télétravail et l’espace médiatique restreint. L’équipe de bicom s’est entretenue avec des collaborateurs de longue date pour prendre le pouls de la situation.

 

Notre top 5 des faux pas à éviter :

 

Ignorer la situation

Il pourrait être tentant d’ignorer le sujet dans les échanges avec les médias alors que tout le monde est bombardé d’informations sur la crise. Si ce n’est pas déjà fait, il est impératif de prendre des nouvelles des journalistes pour bien comprendre comment la situation les affecte, et ainsi mieux saisir comment s’adapter pour mieux les servir.

« J’ai trouvé vraiment sweet les relationnistes qui m’ont écrit un petit courriel personnalisé pour me dire qu’elles sont là, à distance, et demandent comment elles peuvent m’aider parce que mon travail doit être rendue quasi impossible (ce qui est vrai aussi!). Plus personnalisé, à propos et bien pensé qu’un courriel de suivi régulier.«  partage Joanie Pietracupa, Rédactrice en chef magazines VÉRO, ELLE Québec et Édition Papier chez KO Média.

Autre vérification importante? La logistique des envois car dans la plupart des cas, les livraisons sont maintenant faites au domicile. Valider d’abord l’intérêt du journaliste avant de lui faire parvenir un produit puisque certaines personnes ne veulent recevoir que les nouveautés par exemple.

 

Faire des liens douteux

Pour Jessica Dostie, journaliste indépendante, la crise a pris toute la place: « Presque tous les textes que j’écris actuellement portent sur la COVID-19 ou un sujet connexe. Il y a peu, voire pas du tout, de tribunes actuellement pour des articles sous un angle consommation. Je pense aussi que c’est très délicat en ce moment d’incertitude économique de pousser une marque ou un produit, mais dans certains cas, il pourrait être pertinent de miser sur certaines initiatives citoyennes. On a besoin d’entendre des histoires rassembleuses. »

Mais attention! Il faut absolument éviter les liens maladroits avec la COVID-19 comme un prétexte de promotion malhabile. Si vous doutez, validez avec un collègue. Si un client veut prendre cette direction, c’est votre responsabilité de bien le conseiller, et ce, même si c’est pour lui dire que ce n’est pas une bonne idée. L’instabilité économique amène le public à vouloir supporter les entreprises locales, c’est donc un angle à considérer.

Pour certains médias dont les magazines de KO Média, il y a peu de changements jusqu’à maintenant, et l’équipe a toujours besoin de contenu et de nouveautés notamment pour ses magazines mensuels comme ELLE. Osez demander sur quoi ils travaillent maintenant et dans les prochaines semaines afin d’être en mesure de proposer des sujets en lien avec leur calendrier.

 

Ne pas adapter ses pratiques

Ce n’est pas le temps de pousser vos histoires et vos produits vers les journalistes, mais plutôt d’user de créativité, sensibilité et innovation pour collaborer avec ces derniers et leur faciliter la vie. N’hésitez pas à ouvrir la discussion et même à proposer une séance de remue-méninge ou encore, à prendre le téléphone comme en 1995!

« Nous sommes tous dans le processus collectif de réflexion. C’est peut-être le moment idéal pour se connecter en tête-à-tête virtuel, se poser des questions, échanger des histoires et partager des informations. J’ai eu quelques merveilleuses idées d’histoire suite à ce que j’évite habituellement dans le monde des relations publiques; le téléphone. »explique Liz Guber – Éditrice Style, The Kit

En plus des appels, privilégiez les courriels individuels et des idées pour adapter les sujets. Par exemple, les chroniques voyages peuvent proposer des visites de musées virtuels. Les éditeurs modifient aussi leurs angles par exemple un numéro spécial « Aventure » peut se transformer en un numéro « Soif d’aventures ».

 

Annuler et repousser les projets

Plusieurs événements médias ont dû être annulés. Vous aviez des visites au bureau des journalistes?  Passez en mode virtuel. Agrémenter le rendez-vous d’une pensée adaptée comme la livraison de petites douceurs ou de fleurs, en lien avec vos produits.

Peu importe les circonstances, les gens ont toujours des intérêts! Si l’on se fie aux recherches des internautes sur les tendances du printemps, la mode a toujours la cote. Certaines présentations peuvent être faites en format vidéo ou encore en réalité augmentée. N’hésitez pas à discuter avec vos clients pour qu’ils puissent mettre tous leurs outils marketing à votre disposition.

Ce n’est pas parce que tout est plus lent que l’on doit manquer de rigueur pour autant, confirme Nadia Pizzimenti – Styliste et éditrice mode au Globe and Mail: “Ce n’est un secret pour personne que notre industrie connait des délais extrêmement serrés. Nos projets sont souvent dernière minute, et parfois on pense à une marque très près de la date de la session photo. Donc, il est toujours apprécié quand le relationniste répond le même jour, même si c’est confirmer qu’il a reçu ma demande et fera un suivi plus tard. Idem pour le suivi avec les prix et les informations à créditer.”

 

Oublier le côté humain

Depuis le début de la crise, certains médias ont mentionné qu’il était difficile d’avoir accès à des experts. Si les marques avec lesquelles vous travaillez en ont, n’hésitez pas à adapter vos stratégies pour les mettre de l’avant pour des entrevues. C’est aussi une opportunité de former dirigeants et employés des entreprises pour qu’ils puissent échanger avec les médias. L’entreprise devient plus humaine grâce au sentiment d’accessibilité et de transparence.

Cela dit, il faut tenir compte des nouvelles réalités engendrées par la situation et garder l’esprit ouvert : « Des deux côtés, relationnistes + médias, c’est important d’être cléments et compréhensifs par rapport aux délais: beaucoup doivent gérer la conciliation travail/famille, d’autre sont plus anxieux face à la situation, etc. Soyons humains et soutenons-nous! «  explique Théo Dupuis chef de contenu beauté chez Elle Québec

Si cette situation amène son lot de défi, elle permettra du moins d’améliorer nos pratiques. C’est en gardant la communication ouverte entre les professionnels des relations publiques et les journalistes qu’il sera possible de poursuivre nos collaborations et renforcir ces précieuses relations!